Comment acheter un appartement
en Israel ?
Il faut préciser qu’en Israel ce ne
sont pas les notaires qui se chargent exclusivement des transactions
immobilières comme en France, mais tout avocat, dont le rôle est de contrôler
et d’enregistrer la transaction .
Les droits vendus
La première étape consistera à retirer un extrait de propriété ou tout autre
document établissant les droits du vendeur sur le bien immobilier et ou
l’attestation de l’état légal de ces droits.
Un bien immobilier peut être enregistré
de différentes façons :
-Avec inscription légale au fichier
Fichier immobilier du cadastre dépendant du Ministère de la justice et
équivalent au Registre des Hypothèques ou au Fichier Cadastral.
-Avec inscription contractuelle de
fait, dans les bureaux des sociétés de la construction reconnues comme sociétés
de logement.
-Avec inscription contractuelle de
fait , ou encore dans certains cabinets d’avocats.
Deuxième étape : il importe également de vérifier si les droits vendus soit
libres et quittes de toute subordination et si les droits sont grevés, n’est-il
pas indispensable d’en exiger la levée préalable ou parallèle.
-Le bien immobilier est-il loué à
un tiers ou est-il occupé par un locataire protégé et garanti en
pas-de-porte ?
-Une hypothèque, un gage, ou une saisie sont-ils grevés
sur le bien immobilier ( à vérifier à l’enregistrement et au greffe des
gages) ?
-Le bien est-il vendu par les
propriétaires ou par ses héritiers légaux, directement ou dans le cadre d’une
procédure de succession ?
-Le bien immobilier est-il
enregistré au Tabo , y a-t-il des mentions marginales : privées ou
étatiques.
-S’il s’agit d’une co-propriété ,
existe-t-il une charte de l’immeuble, quelles en sont les conditions ?
-Y a-il des droits à construire
liés au bien immobilier, toutes ses parties ont elles été légalement
bâties ?
-Y a-il des parties communes
légalement exclues de la propriété commune et annexées exclusivement à un des
appartements ?
La troisième étape consiste à
contrôler la nature du ou des vendeurs et des acheteurs, élément qui va
importer pour la transaction.
-Les vendeurs ou acheteurs sont-ils
résidents israéliens ou étrangers ?
-Si l’appartement est vendu dans le
cadre de l’exécution d’une succession, est-ce de commun accord par les
héritiers légaux ou par l’exécuteur successoral ou testamentaire.
-Si le vendeur est une personne
morale, des documents supplémentaires seront nécessaires.
Quels sont les frais entourant
l’achat ?
Aucune transaction ne sera conclue
sans s’informer au préalable des frais et taxes qui seront occasionnés et
calculés sur la valeur du bien immobilier au moment de la transaction.
Aux vendeurs, incomberont en
principe :
-Dans les 50 jours suivant la
conclusion de la transaction, la taxe sur la plus value immobilière, à
concurrence de 25% du bénéfice nominal en shekels, et la taxe sur la
vente(2.5%).
-Les droits d’agrément et les
canons emphytéotiques à payer au minhal ou au plein-propriétaire du bien
immobilier s’il s’agit d’un bail de longue durée, à vérifier spécifiquement
avant chaque revente du bien immobilier, sauf si des droits forfaitaires de
capitalisation ont été prépayés.
-Les droits d’embellissement sur
la plus-value constructible, autres droits à payer à la municipalité le cas
échéant, tous estimés selon les paramètres variables.
Aux acheteurs de payer, en
principe :
-Dans les mêmes 50 jours, la taxe
d’achat sur l’immobilier sera échelonné pour les appartements.
-Les timbres fiscaux nécessaires à
l’enregistrement au tabo.
Si le bien immobilier est vendu en
première main par une entreprise de construction, il faudra ajouter :-la
TVA
-les frais de
traduction éventuelles et ceux de notaires ou d’avocats.
-participation aux frais légaux
d’enregistrement, payable au constructeur et variant centaines de shékels à
2%+TVA du prix de l’appartement.
Il existe encore des dépenses dont
il faut tenir compte et qui peuvent incomber au vendeur, à l’acheteur , soit
aux deux :
-La commission de l’agent
immobilier(en principe 2%+TVA).
-Les honoraires du ou des avocats
des parties(de 0.5% à 1.5%).
-Si le bien immobilier est
enregistré auprès d’une société de logement, à chaque cession, des droits sur
le bien immobilier devront être payés en tant que participation aux frais légaux
d’enregistrement.
- Les dépenses courantes
occasionnées par la possession et l’usage de l’appartement , seront en général
supportées par le vendeur jusqu’à l’entrée en jouissance, à savoir la remise de
la possession du bien immobilier, et par l’acheteur ensuite.